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Affichage des articles du juillet, 2019

au matin

Et le soleil était l'orage de tes nuits d'aube La vieille nuit qui se tord de douleur                            et s'enfuit au jour nouveau Elle se lassait des présences pas assez oniriques du matin                              qui rugit  Prenant possession de tes draps endormis Ils se mouvaient alors grandissant dans l'ombre Tachée de bleu soleil qui éclot à midi Alors la nuit s'étant délestée de ses obligations imaginaires Sombrait soudain dans la passion                             sans joie De l'existence qui s'oublie asle   ⓒ

yeux endormis monde éveillé

un matin le soleil t’a réveillé alors que tes yeux étaient morts, si morts que même le noir te semblait blanc, étrange lueur incertaine que ton cerveau créait, sans doute.  tu t’es levé, tu n’as rien dit et tu as alors appris à utiliser -sans tes yeux- tes mains, doigts, oreilles, bouche, lèvres ; et ton corps, il ressentait, en corps.  tes gestes sont alors devenus de plus en plus précis, rapides, aiguisés, bien que tu ne retrouvais ta vision, les couleurs chaudes des lueurs ensoleillées et celles froides de la neige, presque bleutées.  mais parfois tu aurais voulu rester passif, ombre à peine humaine déambulant dans l’appartement du troisième étage, à la recherche de la chose introuvable mais désespérément nécessaire, celle qui te faisait apparemment voir la beauté des visages et comprendre l’avidité cruelle des gens.   tu ne comprenais plus mais tu survivais, malgré que ton regard soit parti. ton beau regard et sa belle vision....